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amortissement comptable

Lorsqu’une entreprise réalise un investissement d’une certaine ampleur, cette dernière n’inscrit pas le coût total de l’opération sur un seul exercice comptable. Elle a recours au procédé de l’amortissement, qui consiste à étaler dans le temps cet investissement pour garder de la flexibilité.

Vous souhaitez maitriser les bases de l’amortissement ? Alors suivez le guide !

En bref

Comment inscrire un amortissement en comptabilité ?

Deux comptes doivent être utilisés : le compte d’immobilisation et le compte d’amortissement. Pour inscrire le bien amorti dans la comptabilité d’entreprise, il faut rajouter un 8 après le 1er chiffre du compte d’immobilisation, et vous obtenez le compte d’amortissement.

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Quelles sont les méthodes d'amortissement ?

Il existe trois façons d’amortir un bien : l’amortissement linéaire, l’amortissement dégressif et l’amortissement variable. Chacun présente des avantages sur l’étalement dans le temps de l’investissement, mais l’amortissement linéaire est le plus simple à mettre en place.

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Tous les actifs sont-ils amortissables ?

Si beaucoup de biens peuvent être amortis, certains en sont exclus. C’est notamment le cas des actifs qui ne perdent pas de valeur avec le temps comme les terrains. De même, les actifs financiers ne sont pas amortissables.

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1. Qu’est ce qu’un amortissement comptable ? 

L’amortissement comptable d’un investissement pour une entreprise correspond à l’échelonnement de son coût sur sa durée d’utilisation. L’amortissement constate la perte de valeur d’un bien, à raison de l’évolution technique et technologique (le bien devient obsolète), ou de son usage répété. L’amortissement permet de corriger le montant des immobilisations.

Pour chaque bien que vous immobilisez, l’amortissement devra être enregistré dans la comptabilité de l’entreprise. Au niveau de l’inscription, le compte utilisé pour l’amortissement d’un bien aura le même numéro que le compte d’immobilisation auquel il est rattaché, avec en plus un 8 ajouté en seconde position. Par exemple : le compte d’immobilisation du four d’une boulangerie aura le numéro 1 779, tandis que le compte utilisé pour l’amortissement sera le 18 779.

Au niveau du bilan cette fois, ce dernier est un tableau qui dresse les comptes annuels, établi à la fin de chaque exercice comptable pour refléter le patrimoine de l’entreprise. Le bilan montre la valeur nette comptable des biens immobilisés, c’est-à-dire leur valeur d’acquisition moins leur dépréciation.

A savoir

Un tableau des amortissements doit être annexé aux comptes annuels de l’entreprise. Ce tableau doit représenter le montant de la dotation consacrée aux amortissements pour l’année.

2. Comment calculer l’amortissement comptable ? 

Plusieurs étapes sont nécessaires pour calculer l’amortissement comptable. Tout d’abord, il faut déterminer la base de calcul des amortissements. Il s’agit du montant amortissable de l’actif.

Au moment de leur date d’entrée, les immobilisations doivent ainsi être comptabilisées :

  • Selon leur coût d’acquisition pour les biens acquis à titre onéreux. Il comprend :
    • Le prix d’achat
    • Les coûts liés à l’achat comme les frais de transport
  • Selon leur vénale pour les biens reçus à titre gratuit : c’est-à-dire la valeur du bien s’il avait été acquis dans des conditions normales.
  • Selon leur coût de production pour les biens produits.

Ensuite, il faut établir un plan d’amortissement. Il répartit la base amortissable en fonction de son utilisation par l’entreprise. Cette utilisation est déterminable en termes d’unités de temps ou en fonction d’unités d’œuvre. Le taux d’amortissement dépend de la durée normale d’utilisation du bien par l’entreprise. Il est cependant possible, parfois, d’amortir sur une période plus courte :

  • L’amortissement accéléré : il est possible si certaines conditions particulières d’exploitation le justifient (par exemple l’utilisation intensive d’un matériel, qui est exposé aux intempéries).
  • L’amortissement exceptionnel : il peut s’appliquer à certains actifs qui sont définis par la loi, pour favoriser leur développement, comme des logiciels visant à promouvoir la transition écologique.

Enfin il existe plusieurs méthodes d’amortissement : l’amortissement linéaire, dégressif ou variable.

  • L’amortissement linéaire est la formule la plus utilisée : l’amortissement du montant de l’achat du bien est étalé durant toute sa durée de vie.
  • L’amortissement dégressif : dans ce cas, l’amortissement est plus élevé pendant les premières années d’utilisation puis diminue par la suite.
  • L’amortissement variable : plus complexe à mettre en œuvre, il tient compte du coût de l’actif de l’actif par rapport à son utilisation annuelle.

3. Existe-t-il une limite ? 

Tous les actifs ne sont pas amortissables. En effet, un actif n’est amortissable que si son usage est limité dans le temps. Les terrains, par exemple ne perdent pas de valeur par l’usage et le temps. De même, les œuvres d’art et les immobilisations financières ne sont pas amortissables.

Il n’est pas possible d’amortir des actifs que l’entreprise a consommés dans un délai courts, c’est dire au cours d’un même exercice comptable. Les matières premières sont donc exclues.

Il existe également, selon les catégories d’actifs, des limites quant à leur amortissement. Par exemple les véhicules utilitaires peuvent être amortis en totalité, mais ce n’est pas le cas véhicules particuliers, dont la limite d’amortissement dépend de leur émission de CO2. De manière générale, l’amortissement déductible pour les voitures particulières est limité à 18 300 € HT. S’il est polluant, le plafond sera de 9 900 €.

L’administration fiscale fixe également une limite aux entreprises. Attention, il s’agit ici d’une limite fiscale, elle ne s’applique pas à la comptabilité.

  • Si l’amortissement comptable est inférieur à l’amortissement fiscalement déductible, vous devrez enregistrer un amortissement dérogatoire en comptabilité.
  • Si l’amortissement comptable est supérieur à l’amortissement fiscalement déductible, vous devrez réintégrer les amortissements excédentaires dans la déclaration annuelle.

De même le fisc exonère les entreprises d’immobiliser (et donc d’amortir) certains biens qui devraient l’être ; il s’agit notamment des biens de faible valeur.

L’amortissement est une technique comptable très intéressante et utilisée en entreprise. Il permet d’étaler dans le temps les investissements que vous réalisez. Que vous recouriez à la méthode linéaire, dégressive ou variable, la procédé restera assez similaire dans son principe. Certaines limites existent cependant quant à la nature des biens susceptibles d’être amortis, et sur leur montant.

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