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En France, le nombre de travailleurs indépendants augmente de 10 % chaque année.

On compte aujourd’hui plus de 930 000 freelances dans l’hexagone et cette tendance n’est pas prête de s’arrêter. Ces chiffres s’expliquent d’une part grâce au numérique qui facilite les collaborations à distance et d’autre part car de nombreuses entreprises en quête d’agilité ont besoin de freelances. Par ailleurs, la crise structurelle de l’emploi incite de nombreux travailleurs à s’émanciper du salariat en optant pour la liberté que confère le freelancing. 

Alors, parle t-on simplement d’un statut à la mode ou est-ce une réelle opportunité d’emploi pérenne ?

Qu’est-ce qu’être en freelance et comment devenir freelancer ?

Freelance heureux

1. Être freelance, c’est quoi ?

Quand on parle de freelancing, on se réfère obligatoirement à l’activité d’un travailleur indépendant qui exerce à son compte une activité économique.

Contrairement aux salariés le freelance est autonome dans l’organisation de son travail et ne se trouve pas dans une situation de subordination à l’égard de son employeur. En bref, le freelance est son propre patron.

C’est cette autonomie et cette liberté qui sont particulièrement recherchées par les travailleurs indépendants lorsqu’ils décident de lancer leur activité. D’ailleurs la majorité des freelances le sont par choix et sont plutôt heureux d’avoir choisi ce métier.

À savoir : 73% des freelances ne souhaitent pas redevenir salariés, source : infographie Malt

Pour la petite histoire, ce terme anglais “freelance” date du Moyen Âge, époque à laquelle des chevaliers mercenaires proposaient leurs services (leurs armes) aux seigneurs les plus offrants. Aujourd’hui, le freelance a heureusement changé d’outils !

Nous avons francisé ce mot pour désigner un travailleur indépendant qui propose son expertise contre une rémunération.

2. Devenir freelance : quel statut juridique ?

Juridiquement une personne est considérée comme travailleur indépendant lorsqu’elle est immatriculée auprès d’un centre de formalités des entreprises (soit à la chambre de commerce et d’industrie, soit à la chambre des métiers et de l’artisanat, soit auprès du greffe).

Ce statut doit en effet permettre de disposer d’un numéro SIRET afin d’émettre des factures en échange d’une prestation de services.

En pratique le freelance doit choisir un statut juridique parmi différentes possibilités :

Le choix du statut juridique est une étape importante lorsqu’on souhaite devenir freelance car il conditionne le cadre dans lequel l’entrepreneur indépendant va exercer son activité. En effet, on retrouve dans le freelancing des profils de personnes, aux objectifs très différents qui travaillent pour un simple complément de revenu ou encore qui exercent leur travail indépendant à temps plein.

En général, pour faire son choix,  il convient d’établir en premier lieu les caractéristiques de son activité mais également de cerner ses besoins : de responsabilité, de fiscalité, de régime social ou de mode de gestion.

3. Freelancing et rémunération

Devenir freelance induit de proposer des prestations de services en échange d’une rémunération. Dès lors une question revient souvent de la part de ceux qui souhaitent franchir le pas : combien gagne-t-on en tant que freelance ?

Cette question dépendra essentiellement de votre offre de service et de la fixation de vos tarifs.

En premier lieu, selon votre activité, il va falloir définir combien facturer une prestation. La manière la plus simple est de regarder chez d’autres freelances (dans votre secteur d’activité) afin de construire votre propre grille tarifaire.

Ce qu’il faut savoir c’est que lorsque vous facturez 500 € TTC, cette somme correspond à un chiffre d’affaire et non pas un salaire.

En effet, plusieurs charges vont venir impacter ce chiffre :

  • La TVA de 20 % (si vous y êtes assujettis),
  • Vos charges sociales : cotisations retraite, maladie, formation professionnelle qui représentent entre 15 à 35 % de votre chiffre d’affaires (selon le régime juridique de votre entreprise),
  • Les impôts et taxes diverses : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés selon votre structure, mais également d’autres taxes de l’état ou des collectivités territoriales (CFE, CVAE…),
  • Les frais professionnels de votre entreprise : achat de matériel et fournitures, téléphone, logiciel etc.

En moyenne, le bénéfice net sur votre chiffre d’affaire hors taxes représentera 50 % de ce montant.

→ Soit 500 € de gains pour 1000 € HT facturés, en fonction du statut juridique choisi.

4. Freelance : un effet de mode ?

Certes les chiffres parlent d’eux-mêmes : le freelancing est un secteur florissant en France qui attire 50 000 nouveaux freelances chaque année.

Cela s’explique.

À l’heure actuelle, les entreprises préfèrent recruter un freelance pour réaliser certaines missions plutôt que de signer un CDD ou un contrat d’intérim avec des salariés.

Disponibilité, compétence et flexibilité sont autant de points qui séduisent les entreprises.

Ces travailleurs indépendants ont aussi l’avantage de répondre à un besoin d’agilité des entreprises à l’heure ou le télétravail se démocratise.

Mais, la raison de ce succès est surtout liée au fait qu’il n’a jamais été aussi facile de recruter un freelance : informatique, communication, graphistes, formation, conseil, RH… le Freelancing concerne presque toutes les professions. De plus depuis plusieurs années la mise en relation entre les entreprises et les indépendants est énormément favorisée grâce au développement des plateformes “freelance” comme Malt, 5€.com, Codeur etc…Des milliers d’entreprises font appel à elles pour confier des missions ciblées à ces professionnels indépendants.

Vous savez désormais tout sur comment devenir freelance !

Et maintenant que faire ? Pour démarrer une activité de freelance en micro-entreprise, il est recommandé de solliciter l’avis d’un professionnel spécialisé en droit des sociétés pour bénéficier de plus de conseils… notamment si le freelancing doit devenir votre métier à plein temps.

Prenez RDV gratuitement avec nos conseillers.

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